La Vie Charentaise 07 mars 2019 à 10h00 | Par A.v.

« Accompagner les projets des irrigants »

Aquanide 16 tiendra son assemblée générale le vendredi 8 mars. Le syndicat charentais travaille à la défense de l’irrigation, qui passe notamment par la création de réserves.

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Lionel Raspiengeas, lors de l’assemblée générale 2018 
(photo d’archives).
Lionel Raspiengeas, lors de l’assemblée générale 2018 (photo d’archives). - © LVC - Photo d'archive

Quel état des lieux de l’irrigation dressez-vous en Charente ?
Lionel Raspiengeas : Le département compte environ 750 irrigants exploitant une surface de 20 000 hectares. Ces chiffres sont malheureusement en baisse tous les ans. C’est devenu compliqué financièrement et avec toutes les normes qui nous tombent dessus, le métier est devenu plus compliqué. Nous avons aussi à faire face à la hausse du coût de l’énergie tous les ans. Même en rencontrant les fournisseurs d’énergie pour négocier les contrats, ça reste difficile. Le problème n’est pas tant le coût du kW que les taxes qui gravitent autour et qui nous plombent.

Comment se manifeste l’aide apportée par Aquanide 16 ?
Notre syndicat Aquanide 16, qui a changé de nom ces dernières années pour s’aligner sur celui de notre association régionale, existe depuis le début des années quatre-vingt-dix. J’en suis le président depuis cinq ans. Notre mission, c’est d’abord la défense de l’irrigation. Nous assurons le dialogue avec l’administration et nous essayons de mettre en place les directives de la loi sur l’eau en travaillant avec les irrigants et en lien avec tous les acteurs de l’irrigation.
Nous participons aux projets des irrigants pour la création de système d’irrigation ou de réserves. Sur cette question des réserves, on rame énormément. Nous devons faire face à une administration complètement fermée, qui a peur du lendemain, qui a peur des attaques, de son ombre… mais on ne lâche pas le morceau. Il y a des projets mais on n’arrive pas à les faire avancer. Nous avons une douzaine de projets en sud Charente de type retenue collinaire.
De tous les projets collectifs ou de substitution qui sont situés plutôt sur le nord Charente, il ne reste plus que le bassin de l’Aume-Couture. Ce projet est dans l’attente de la réponse de l’administration qui doit le valider ou non. L’enquête publique devrait démarrer dans le courant de l’année.

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