La Vie Charentaise 19 janvier 2019 à 11h00 | Par M.L.L.

« Des voisins plutôt que des hectares »

La société collective Terres en chemin, créée en 2016 à Alloue, s’est donnée pour mission de lutter contre la désertification et la concentration des terres agricoles. Christian Leduque et Alexandre Boutant, co-gérants, se battent ainsi pour répondre à la problématique du renouvellement des générations agricoles.

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Alexandre Boutant et Christian Leduque, co-gérants de Terres en chemin, peuvent compter sur le soutien du maire d’Alloue, Jean-Jacques Catrain.
Alexandre Boutant et Christian Leduque, co-gérants de Terres en chemin, peuvent compter sur le soutien du maire d’Alloue, Jean-Jacques Catrain. - © M.L.L.

Comment se structure la Scic Terres en chemin ?
Christian Leduque : Terres en chemin est une société coopérative d’intérêt collectif (Scic), co-gérée par Alexandre Boutant, éleveur de moutons et de bovins, et moi-même, producteur de lait durant 30 ans, aujourd’hui à la retraite.
Au départ, on a essayé de trouver une structure en adéquation pour porter ce type de projet. Le travail a débuté par la création d’une commission agricole qui a mis en évidence les freins à l’installation. Le premier frein était l’accès au foncier, ce qui nous a fait réfléchir sur le stockage des terres. Il est difficile de synchroniser les installations avec les départs, d’autant que l’agriculteur doit à un moment obligatoirement se séparer de ses terres pour faire valoir sa retraite. Lorsqu’on se penche sur les chiffres, durant les 30 dernières années, la commune d’Alloue est passée de 75 paysans à 25 aujourd’hui. Et les études nous montrent que dans 10 ans, 50 % des terres vont changer de main, avec la rotation des générations. Donc si on ne profite pas de la période actuelle pour mettre des terres de côté et assurer la transition, ce sera trop tard après.
Alexandre Boutant : Notre souci premier, c’était d’avoir des voisins au lieu d’hectares. On savait que la commune ne pourrait pas accueillir d’autres personnes que des agriculteurs mais on ne veut pas être qu’entourés de surfaces gérées par des gens de l’extérieur.

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