La Vie Charentaise 10 août 2017 à 08h00 | Par F.L.

Le Guimbelot à vendre

Attention : affaire rare à saisir en Charente ! Celle du Guimbelot à Saint-Sornin, petit bijou créé par Henri Jammet.

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Henri Jammet cherche un repreneur pour son vignoble le Guimbelot.
Henri Jammet cherche un repreneur pour son vignoble le Guimbelot. - © Fabienne Lebon

Henri Jammet, la soi­xantaine approchant, n’a pas d’idée très précise de ses occupations pendant sa future retraite, mais il est au moins sûr d’une chose : au 1er novembre 2018 au plus tard, il arrête.

Sans successeur familial, il est donc en quête d’un candidat « qui a envie d’y mor­dre » selon son expression.

Con­scient que son exploitation viticole atypique, située à Saint-Sornin, requiert un profil « à aptitudes multiples », le viticulteur est ouvert à un temps de parrainage : « ça me semble même souhaitable ! »

Parmi les qualités requises du repreneur, celles « d’un technicien de la vigne, doté d’un bon sens du relationnel », qui puisse à la fois répondre aux besoins de ce vignoble peu commun en terres charentaises (1 hectare de chenin et 1,5 ha de chardonnay) et entretenir le réseau commercial de vente directe (40 % de clientèle particulière et 60 % de restaurants gastronomiques).

« J’ai tout créé, raconte le vigneron. Au début des années 2000, soit dix ans environ après mon installation, mon vignoble de 18 hectares de gamay, cabernet et merlot était encore lié à la cave coopérative de Saint-Sornin, que j’ai longtemps présidé avant sa fusion avec Océalia. J’ai cédé symboliquement des parcelles à des adhérents de la cave en deux fois pour replanter sur un terrain pentu (15 %) exposé plein sud un vignoble de cépages blancs de 10 000 pieds par hectare, dans un objectif de rendement à hauteur de 40 hectos ».

Le pari : réaliser des vins blancs haut de gamme comme il n’en existe pas en Charente et maîtriser tous les maillons de la chaîne de production et de commercialisation. Les premières plantations datent de 1999 avec, pour aide aux travaux dans les vignes, la jument Koquine.

Pari réussi si l’on considère la qualité, la renommée et la valorisation financière de ces vins secs, moelleux et liquoreux, qui se vendent en moyenne de 14 à 19 euros la bouteille.

180 souscripteurs autour

Si le vigneron insiste autant sur les qualités relationnelles nécessaires à son éventuel repreneur, c’est aussi parce que l’originalité de son exploitation tient à son financement par souscription. Aujourd’hui, 180 souscripteurs gravitent autour de ses pieds de vignes. Avec leur appui, le viticulteur a fait construire...

...Retrouvez l'intégralité de notre article dans l'édition du 10 août.


Contact : EARL le Guimbelot, Henri Jammet, La fenêtre, 16 220 Saint-SorninTél. 05 45 70 40 06famillejammet@wanadoo.frwww.guimbelot.com

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