La Vie Charentaise 23 novembre 2017 à 08h00 | Par A.M

« On veut parler de nos pratiques »

Le 1er décembre, la FNSEA 16 invite un large public à une conférence à Puyréaux dans le cadre du plan Ecophyto 2017. Objectif : faire connaître les pratiques des agriculteurs à travers un diagnostic de l’exploitation de Christian Daniau, responsable de la section grandes cultures. Le tout en plein débat sur l’interdiction du glyphosate.

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Le 1er décembre, la FNSEA 16 invite un large public à une conférence à Puyréaux dans le cadre du plan Ecophyto 2017.
Le 1er décembre, la FNSEA 16 invite un large public à une conférence à Puyréaux dans le cadre du plan Ecophyto 2017. - © Lionel Robin

Quelles sont les alternatives au glyphosate s’il est interdit ?

Christian Daniau : La mécanisation, en consommant plus de temps et de gasoil. Personnellement, j’utilise peu de glyphosate. Seulement lorsque j’ai un problème de plantes vivaces de types chardon ou ambroisie. On montre à la télévision des utilisations à forte dose sur des cultures résistantes comme aux États-Unis ou en Amérique du Sud. Le Round up y est appliqué directement sur la culture avec des dosages importants. Alors que nous, on l’utilise à petite dose pour gérer des problèmes ponctuels et plutôt sur des intercultures. Moi, je préfère consommer du gasoil et faire des faux-semis. Est-ce la meilleure solution pour l’environnement ? Il faut que l’on ait plusieurs solutions à disposition. Je souhaiterais que l’on garde le glyphosate quitte à limiter l’utilisation par exploitation à un litrage maximum par hectare pour qu’il soit utilisé à bon escient. Il n’existe aucune raison scientifique à son interdiction. Si demain il est interdit, il faut interdire la voiture, le tabac ou le saucisson qui est reconnu cancérogène.

En termes de coût de production, qu’entraînerait une interdiction du glyphosate ?

C-D : Avec le glyphosate, on peut déchaumer pour moins de 10 €/ha. Si vous êtes obligé d’avoir un tracteur, un chauffeur et un déchaumeur, le coût est plus important. Le matériel existe mais vu la situation économique on n’a pas les moyens d’investir. On ne peut pas changer aussi vite de techniques dans un moment aussi défavorable.


Quel est l’objet de la conférence du 1er décembre ?

C.D : On veut parler de nos pratiques sur nos exploitations à travers le diagnostic éco-environnemental et socio-économique de mon exploitation. Cet outil a été créé par un groupe d’agriculteurs en France avec Syngenta et propose un classement de l’exploitation par rapport à ces pratiques avec des bons points et des points à améliorer. On parlera des différents systèmes de cultures comme l’agriculture de conservation, que je ne pratique pas, où l’on arrête le labour et l’on sème en direct dans un couvert. Cette technique est morte si le glyphosate est interdit. Après la conférence, on ira visiter des parcelles d’expérimentation dont une partie a été mise en place dans le cadre du GIEE de la Coop de Mansle avec des semis à écartement plus éloignés ou en baissant la densité des semis. On a semé des céréales avec...

...Lire notre interview complète dans l'édition du 23 novembre de La Vie Charentaise.

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