La Vie Charentaise 28 septembre 2017 à 08h00 | Par A.M.

Vignoble : les Charentes veulent mieux se prémunir contre la grêle

Claude Berthet, directrice de l’Anelfa, est intervenue lors de la réunion vendanges de l’UGVC sur la prévention de la grêle en Charentes. Si le système d’ensemencement des nuages avec de l’iodure d’argent semble efficace, il n’est pas évident de prévoir les orages avec fiabilité.

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Les améliorations du réseau de générateurs.
Les améliorations du réseau de générateurs. - © Anelfa

Pour sa réunion vendanges début septembre, l’UGVC a voulu traiter de la prévision et de la protection contre les aléas climatiques en invitant Claude Berthet, ingénieur agronome et directrice de l'Association nationale d’études et de lutte contre les fléaux atmosphériques (Anelfa).

En fait d’aléas, il fut surtout question, dans son intervention, de prévenir la grêle qui avait tant touché le vignoble en 2016. L’Anelfa a été créée en 1952 et se décline dans la plupart des vignobles, dont la Charente par le biais du Silfa.

Aujourd’hui, 1 000 générateurs d’iodure d’argent sont répartis dans le vignoble français afin de réduire la puissance des orages de grêle et des dégâts engendrés. « Il existe trois techniques d’ensemencement d’iodure d’argent, explique Claude Berthet. Par avion, par fusée d’artillerie ou à partir du sol avec des générateurs à vortex. »

L’Anelfa a opté pour la dernière solution moins coûteuse et moins contraignante. Il s’agit d’une bouteille d’air sous pression qui alimente un réservoir de solution acétonique d’iodure d’argent qui le propulse dans une chambre de combustion.

La difficulté de la prévision

Afin d’évaluer l’efficacité des générateurs, on utilise deux moyens de référence. Le premier en analysant les données des assurances par les pertes de récolte, en comparant entre les départements équipés de générateurs et ceux qui ne le sont pas. On relève 41 % de diminution des pourcentages de pertes.

L’autre moyen, peut-être le plus significatif, consiste à analyser les données physiques des chutes de grêles avec un réseau de grêlimètres. On recense dans les départements équipés une baisse de 42 % des grêlons de plus de 7 mm et une réduction de 48 % de l’énergie cinétique pour 10 générateurs par 1 000 km2.

La grande problématique de ce système est celui de la prévision des orages car les générateurs doivent entrer en action trois heures avant le début du risque détecté.

L’Anelfa a besoin d’être alertée quatre heures en amont afin de prévenir par SMS les responsables des postes. A l’occasion du gros orage du 27 mai 2016 qui avait...

...Retrouvez notre article complet en page 10 de La Vie Charentaise du 28 septembre.

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