La Vie Charentaise 20 mai 2015 à 08h00 | Par A.M

Maladies du bois de la vigne : deux députés missionnés dans le vignoble

Catherine Quéré et Jean-Marie Sermier rendront en juillet un rapport sur les maladies du bois de la vigne à la commission « développement durable » de l’Assemblée nationale. Ils étaient la semaine dernière à Cognac.

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Catherine Quéré et Jean-Marie Sermier le 12 mai dans les locaux du BNIC.
Catherine Quéré et Jean-Marie Sermier le 12 mai dans les locaux du BNIC. - © Armelle Baillon-Dubourg

Les maladies du bois de la vigne, qui affectent 15 % du vignoble français, sont « un problème non seulement sanitaire, mais aussi économique », ont souligné le 12 mai, dans les locaux du BNIC, Catherine Quéré et son homologue du Jura, Jean-Marie Sermier, tous deux viticulteurs de métier. Le tandem était à l’initiative d’une table ronde à laquelle participaient les représentants de la filière cognac, viticulteurs, négociants, pépiniéristes et scientifiques. Le but : recueillir des té­moi­gnages sur l’état sanitaire du vignoble cognaçais, lié aux maladies des bois de la vigne causées par l’esca, l’eutypiose et le black dead arm. Mandatés en début d’année par la commission « développement durable » de l’Assemblée nationale, ils doivent rendre en juillet un long rapport sur ce fléau qui compromet chaque année une partie de la récolte française. Avant cela, ils auront sillonné les régions viticoles pour entendre de nombreux professionnels.


Soutenir la recherche

Les experts s’accordent à dire que, sur la dernière décennie, l’eutypiose a tendance à régresser là où l’esca progresse, jusqu’à en être devenu « un problème majeur » dans les deux Charentes. À l’origine de cette progression de l’esca en France, l’INRA Bordeaux Aquitaine cite l’effet de l’interdiction, en novembre 2001 de l’arsénite de sodium qui permettait jusqu’alors de contenir la maladie, le changement climatique, la qualité du matériel végétal en pépinière, la qualité de la plantation et les pratiques culturales. L’esca est une maladie complexe, mal connue malgré trente ans de recherche. « On sait qu’il existe plusieurs agents pathogènes, mais tous n’ont pas été identifiés », souligne Catherine Quéré. « Notre rapport sensibilisera le ministère de l’Agriculture sur le fait qu’il faut davantage soutenir la recherche fondamentale ».« Nous constatons la même inquiétude partout, notent les deux députés. Ici, la filière est bien organisée, mais pour un vignoble à la limite de la rentabilité, c’est catastrophique. »

Armelle Baillon-Dubourg

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